Alexander Hurst choisit la France face à la menace américaine sur la double nationalité
Alexander Hurst, journaliste franco-américain et contributeur au Guardian, affirme qu’il renoncerait à sa nationalité américaine pour privilégier la France et l’Europe si les États-Unis imposaient un choix forcé aux binationaux. Dans un éditorial publié le 12 décembre 2025, il exprime ses craintes face à une potentielle politique restrictive sous l’administration Trump réélu, voyant dans l’Union européenne un refuge de stabilité et de liberté. Cette déclaration personnelle met en lumière les dilemmes des expatriés confrontés à des asymétries légales et fiscales entre les deux continents.
Contexte des tensions sur la double nationalité US-France
Les États-Unis tolèrent la double nationalité, mais des rumeurs d’ultimatums circulent depuis la réélection de Donald Trump en novembre 2024. Hurst, résidant majoritairement en Europe, anticipe des sanctions pour les binationaux : restrictions de voyage, obligations fiscales accrues via FATCA, ou exigences de renonciation. La loi américaine impose déjà l’usage du passeport US pour entrer ou sortir du territoire, compliquant la vie des expatriés.
Règles clés pour les binationaux
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Voyages : Passeport américain obligatoire aux États-Unis ; français en France.
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Fiscalité : Déclaration mondiale des revenus à l’IRS, même pour les résidents français.
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Autres contraintes : Interdiction de fonctions officielles pour un autre pays ; enregistrement militaire potentiel.
Hurst, père de famille à Paris, souligne les risques pour les droits parentaux et les flux familiaux. Ayant passé seulement deux ans aux États-Unis contre une majorité en Australie et Europe, il perçoit l’Europe comme un projet résilient face à l’isolationnisme américain.
Parcours et positionnement d’Alexander Hurst
Chroniqueur spécialisé en politique française pour le Guardian, Hurst a couvert dettes publiques, élections et réformes fiscales. Naturalisé français par mariage ou résidence prolongée, il conserve sa nationalité US par naissance. “Si les États-Unis me forcent à choisir entre mes deux nationalités, je choisis la France – et l’Europe”, écrit-il, défendant une identité multiple enrichissante.
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Expérience personnelle : Analyses sur la résilience européenne post-Trump, appels à un “brain drain” américain vers l’Europe dès novembre 2024.
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Engagements antérieurs : Promotion d’un “asile scientifique” pour talents US en avril 2025 ; interviews sur la politique française dans des podcasts comme The New Paris Podcast.
Son témoignage résonne avec la hausse des recherches “déménager en Europe” chez les Américains post-élection, encourageant l’accueil des désillusionnés.
Implications pratiques pour les binationaux franco-américains
Des centaines de milliers de Franco-Américains sont impactés. La France reconnaît pleinement la binationalité sans contrainte de renonciation, contrairement aux pressions potentielles US. Une renonciation américaine entraînerait l’interdiction de retour sans visa, avec complications pour les enfants.
Ce tableau met en évidence les déséquilibres légaux favorisant un arbitrage vers l’Europe.
Réactions et débats autour de la déclaration
Au 12 décembre 2025, aucune réaction officielle n’émerge des gouvernements français ou américain, mais des forums d’expatriés bruissent de témoignages similaires. Hurst lie son choix à un appel plus large : l’Europe doit renforcer sa résilience et ouvrir ses portes aux Américains fuyant l’instabilité. Ses chroniques antérieures sur LinkedIn et Facebook amplifient ce message, plaidant pour un ordre mondial multilatéral.
Des binationaux évoquent déjà des renonciations pour éviter les lourdeurs fiscales. En France, des initiatives universitaires proposent un “asile scientifique” à des profils US qualifiés, signalant un exode naissant de talents.
Enjeux géopolitiques et avenir des relations transatlantiques
Cette prise de position s’inscrit dans des crispations plus vastes : commerce, OTAN, climat sous Trump. Hurst défend l’Europe comme rempart contre l’unilatéralisme, écho à des partenariats franco-européens pour un “ordre basé sur des règles”. Choisir la France signifierait abandonner une Amérique repliée sur soi au profit d’une union supranationale.
Les diasporas binationales incarnent une globalisation fragilisée. Si les États-Unis durcissent leur stance, une vague de renonciations pourrait altérer les liens bilatéraux et booster l’attractivité européenne. Hurst positionne Paris comme hub privilégié pour ces migrations qualifiées.
