Milliardaire d’Extrême Droite Vincent Bolloré Retourne en Afrique via Canal+
Le milliardaire français d’extrême droite Vincent Bolloré renforce son emprise sur les médias africains en rachetant MultiChoice à Canal+ pour 2,5 milliards d’euros fin septembre 2025. Cette acquisition historique ajoute 20 millions d’abonnés en Afrique anglophone et lusophone aux 8 millions existants en zones francophones, visant plus de 100 millions à long terme. Ce retour intervient après la cession de Bolloré Africa Logistics (BAL) pour 5,7 milliards d’euros en 2022, dans un contexte de controverses judiciaires persistantes.
Détails de l’Acquisition MultiChoice
Canal+, bras armé médiatique de Bolloré, finalise sa plus grande opération avec MultiChoice, opérateur sud-africain dominant le sport et l’intrertainment. Le groupe consolide un quasi-monopole sur la diffusion sportive, face à des rivaux comme StarTimes (13 millions d’abonnés) ou Netflix. Bolloré conserve des parts dans SocFin, plantations de palmier et caoutchouc en Afrique.
Cette stratégie médiatique prolonge l’influence bollorée sur le continent, après un pic logistique : en 2017, 80% des revenus du groupe venaient d’Afrique via ports et rails dans plus de 40 pays. En 2024, Canal+ a acquis 36% de Viu pour 300 millions de dollars, élargissant son portefeuille.
Contexte Historique des Investissements en Afrique
Bolloré a bâti un empire logistique africain, avec des concessions portuaires comme Tema au Ghana, estimée à 4 milliards de dollars de pertes pour l’État en 2014 via un partenariat Bolloré/Maersk. Après la vente à MSC, le milliardaire pivote vers les médias, tout en gardant des actifs agro-industriels via SocFin.
Ce repositionnement s’inscrit dans une diversification : Canal+ domine déjà en Afrique francophone, et l’acquisition cible l’Afrique du Sud et l’Angola, marchés clés pour le streaming payant.
Enjeux Juridiques et Controverses
Un tribunal parisien autorise le procès de Vincent Bolloré pour favoritisme dans des acquisitions portuaires en Afrique (Togo, Guinée en 2010). Au printemps 2025, RAF (11 ONG ouest-africaines) attaque pour trafic d’influence et blanchiment sur la vente BAL, réclamant restitution des fonds.
Des plaintes anti-corruption visent d’anciens actifs, accusant Bolloré d’avoir obtenu des concessions via des soutiens politiques controversés. Ces affaires soulignent les soupçons persistants sur ses méthodes en Afrique.
Évolution des Accusations
Les enquêtes portent sur des pertes étatiques dues à des contrats opaques, comme à Tema. Bolloré nie toute irrégularité, mais les ONG insistent sur un “changement de forme” de son influence.
Réactions et Déclarations du Secteur
Maxime Saada, PDG de Canal+, déclare : « Notre société combinée est unique, une véritable puissance mondiale des médias et du divertissement » (22 septembre 2025). Jean-Jacques Lumumba, activiste congolais de RAF, rétorque : « Bolloré n’a pas perdu d’influence. Il change simplement d’approche ».
Les critiques redoutent une agenda idéologique via le contrôle médiatique, similaire à la France (34% de Vivendi/UGC). The Africa Review qualifie Bolloré d'”menace active” historique via clientélisme logistique. Pas de backlash public massif, mais vigilance sur la concurrence avec Disney et Netflix.
Impact sur l’Afrique et Perspectives
Cette emprise médiatique pourrait modeler les narratifs africains, renforçant l’hégémonie française face à la concurrence chinoise (StarTimes). Bolloré, allié de l’extrême droite française, cible un continent en pleine numérisation, avec des revenus publicitaires croissants.
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Ces mouvements positionnent Bolloré comme acteur pivot en Afrique post-logistique. L’acquisition MultiChoice marque un retour en force, scruté pour ses implications géopolitiques et culturelles.
