
Alliés divisés sur l’envoi de troupes, Macron propose une “force de rassurance”
Les alliés européens de l’Ukraine ne sont pas unanimes sur l’envoi de troupes dans le pays pour soutenir un accord de paix avec la Russie, a déclaré Emmanuel Macron.
Le président français a accueilli jeudi à Paris les dirigeants de près de 30 pays, ainsi que les responsables de l’OTAN et de l’Union européenne. Ce sommet, le troisième du genre, visait à renforcer la position de Kyiv alors qu’elle cherche un cessez-le-feu avec Moscou.
Macron a souligné que l’unanimité n’était pas nécessaire et a annoncé que la France et le Royaume-Uni mèneraient une “force de rassurance”, avec plusieurs nations prêtes à y participer. Toutefois, certains pays, comme l’Italie, ont exclu toute implication militaire directe.
Le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, a jugé prématuré d’évoquer un déploiement de troupes européennes avant la conclusion d’un cessez-le-feu. Macron a précisé que cette force ne remplacerait pas l’armée ukrainienne, mais servirait à dissuader une agression russe.
Le sommet a également abordé l’avenir de l’armée ukrainienne, avec la volonté d’une force bien équipée pour assurer une paix durable.
En parallèle, la Russie a accusé la France et le Royaume-Uni de préparer une “intervention militaire” sous couvert de mission de maintien de la paix, avertissant d’un risque d’escalade avec l’OTAN.
Mercredi, Macron a annoncé une aide militaire supplémentaire de 2 milliards d’euros, comprenant des missiles, des avions de combat et des défenses antiaériennes.
Le sommet a également discuté des sanctions contre la Russie, rejetant toute levée anticipée. Londres et Kyiv ont accusé Moscou de vouloir diviser l’Europe et les États-Unis, alors que des attaques se poursuivent des deux côtés.
Cet article a été publié à l’origine sur aljazeera.com